09 12 / 2015

Contrairement à ce dont il nous avait habitué jusqu’à présent (Google étant jusqu’à présent plutôt sur une ligne de défense de la liberté d’expression dans le respect du premier amendement de la Constitution américaine), Eric Schmidt, son président, dans une tribune pour le New York Times, vient de se prononcer en faveur d’une meilleure régulation des propos sur les réseaux sociaux.  

“Il est de notre responsabilité de démontrer que la stabilité et la liberté d'expression vont main dans la main”, écrit-il. “Nous devons construire des outils pour aider à désamorcer les tensions sur les médias sociaux, des formes de correcteurs orthographiques pour la haine et le harcèlement”. Cette réponse à l’appel d’Hillary Clinton, candidate à l’investiture démocrate pour la Maison Blanche (et ouvertement soutenue par Google, notamment, mais qui est rejointe sur ce sujet par l’appel du candidat à l’investiture républicaine, Donald Trump, qui appelait récemment à “arrêter l’internet”), qui appelait les entreprises de la Silicon Valley à priver Daech de son territoire virtuel, ce que font déjà les grands acteurs de la Valley en faisant la chasse aux contenus publiés par Daech sur leurs plateformes. Dans sa tribune, Schmidt n’explique pas comment Google compte s’y prendre, mais cela pourrait se révéler plus difficile à réaliser, suggère Quartz. Dans un pays où la liberté d’expression est au fondement même de la Nation, la question de la régulation de la liberté d’expression est une question qui s’annonce difficile.  

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